Peut-on vivre de son commerce en ligne:
Mieux vaut avoir de bonnes bases:
Le commerce en ligne fait de plus en plus la une des journaux spécialisés, télévisés et nous laisse à penser [en se référant aux chiffres dévoilés] que ce nouveau type de commerce, novateur et quelque peu "à la mode", serait une véritable mine d'or pour quiconque souhaiterait s'y essayer. Mais qu'en est-il en réalité pour les petits e-commerçants comme moi qui se sont en effet lancés corps et âme dans cette folle [et belle] aventure du commerce en ligne? Mon choix fût simple à son origine car, ne trouvant pas de travail en rapport avec ma principale activité [8 années en tant que dessinateur technique], je ne pouvais supporter de rester sans emploi [inactif], il me fallait donc mettre à profit mes compétences, mon énergie et me lancer [après plusieurs encouragements extérieurs] dans un projet plus personnel: créer ma propre entreprise et devenir "jeune entrepreneur", ça en jette non? Bref, je ne reviendrais pas sur tout l'historique de la création de cette entreprise que vous connaissez peut-être plus à présent sous le nom de "Graine de Nature, le projet". Aux dires de certains, je paraissais "ambitieux", et vous qu'en pensez-vous?
Le constat actuel est le suivant: j'ai misé toutes mes économies [faibles] et plus encore dans ce projet de commerce en ligne, il a bien fallu me lancer et faire comme "les grands", mes concurrents, tout en prenant le soin de me doter d'un outil de travail efficace et d'un design plus personnel. Le résultat est là, 3 années de crédit me pèsent mais vaillant , optimiste [mouais...] et courageux comme je suis, je me rassurais en me disan: "tu verras, les premières années seront difficiles mais il faut tenter ta chance", et puis"dans ma position actuelle je n'ai rien à perdre puisque je ne possède rien", ' tu sais,qui ne tente rien à rien" [thérapie de l'auto-motivation...]. Un avantage indéniable était celui de se dire, tu vois Laurent [c'est moi], te voilà à la tête d'une entreprise; c'est ce que je voulais il est vrai, être seul et me lancer, gérer mon temps, mon travail, mes responsabilités et obligations diverses, diriger...[m'engueuler aussi parfois] et oui, il m'arrive aussi de faire des bourdes, avoir ce rapport direct et indirect avec le client, répondre à ses attentes et le savoir satisfait, vivre et partager ma pation tout simplement.
Mon entreprise fêtera début octobre 2007 sa premère année d'exercice, mais le bilan reste plutôt décevant. J'ai réussi à tenir jusque-là, à rembourser mes créanciers, l'Urssaf et les autres taxes encore trop présentes pour une micro-entreprise comme la mienne, répondre à toutes les demandes et exigences de certains d emes clients, livrer à temps mes commandes, tenir à jour mes stocks et l'enrichir de nouveautés, mais les visites sur le site ne semblent pas vouloir augmenter, alors je m'efforce à analyser, étudier et comprendre mon positionnement [ jusqu'à en perdre la tête parfois...], je me plonge alors dans toutes ces données techniques, courbes statistiques, graphiques, analytiques qui me sont données par google, mes référenceurs et[où] partenaires, les outils du web...ce n'est décidément pas mon domaine! Par dépis, je mise alors et surrenchéris sur mes google adwords et me réfaire [selon des études très poussées] à la moyenne suivante: on peut prétendre à une vente [conversion] pour 1000 clics [visites génrées] et à un taux du clic plutôt "variable" si l'on se situe dans le secteur de la décoration [concurrence oblige]. Sans vous donner les chiffres exacts et en budgétisant ma campagne au plus haut [ou au plus juste], je gagne effectivement en nombre de visites [ou de clics] mais les transformations ne restent pas proportionnelles et dépassent de loin mon chiffre d'affaire mensuel. Il faut ajouter à cela et pour gagner en visibilité la première année [on dit aussi se faire connaître], savoir se faire connaître et faire sa pub dans les médias, la presse papier...éditer des communiqués de presse, mais quand je vois ce que me coûtet un encart ou un 1/4 de page dans cette "presse spécialisée", jeme replie derrière mon écran et consacre ma journée à booster mon référencement manuel.
Un commerce en ligne se doit aussi d'être séducteur, en accord avec l'activité et répondant à toutes les attentes des clients [qui ne cessent d'évoluer elles aussi], on hésite ainsi sur le choix de sa mise en place, de son design, on se demande alors s'il serait préférable de passer par une solution de type os-commerce, powerboutique ou faire le choix de faire appel à un prestataire professionnel. Les premières solutions souffrent encore de cette idée reçue de sites e-commerces peu lisibles et impersonnels, mais qui offrent cependant pour celles et ceux qui n'en ont pas les moyens, et pour un abonnement mensuel raisonnable, la possibilité de créer rapidement leur vitrine et d'en personnaliser ensuite le contenu si besoin. Faire appel à un professionnel [freelance, agence web...] m'a plus séduit au final il est vrai, car je voulais vraiment me différencier et associer ma charte graphique à l'image de marque de mon entreprise, et me décharger aussi de la complexité et mise en place du back-office, du système de paiement sécurisé... j'oubliais cependant la rigidité d'un tel système qui m'empêcherait par la suite de le modifier personnellement; je parlerais donc "de ce choix" comme d'un réel investissement [et le plus lourd] pour mon entreprise. Investissement à long terme puisque toute modification demandée ne peut se faire sans l'intervention de mon prestataire, et donc avec facturation supplémentaire, ce que je conçois. Certes, je ne pouvais connaître au lancement de mon outil de commerce toutes les subtilités et obligations qu'un site marchand doit mettre en place, en étudier toutes ses fonctionnalités, ses failles, et m'adapter dans le temps à toutes les exigences et besoins des internautes, à l'évolution du web... des améliorations se sont très vite dessinées, j'ai revu la charte graqhique, certaines fonctionnalités, mais j'ai bien peur à ce jour de ne pouvoir les appliquer. J'ai voulu être plus "interractif" et créer ce blog du même nom "Graine de Nature", une autre manière pour moi de m'exprimer, d'échanger, de faire connaître la boutique...les retours [et commentaires] de mes clients sont positifs mais peu semblent vouloir s'exprimer et coucher leurs pensées sur ce blog, je le regrette. La fréquentation reste constente et se rapproche peu à peu à celle de la boutique, je module, transforme sans cesse son contenu [après de nombreuses heures passées sur le web, à essayer d'en comprendre son langage: html, css, scripts et j'en passe], je pourrais appeler cela "apprendre tout en travaillant" et cela ne me déplait pas. Ce blog ne me coûte guère [juste du temps], ne me rapporte rien "physiquement" car je n'y vends pas mes produits, mais m'offre un certain enrichissement personnel et me fait somme toute gagner quelques liens vers la boutique.
Une autre forme de commerce en ligne local voyait le jour dans la région, achat-yonne, j'en parlais dans un précédent article: celui-ci offrant le choix aux commerçants de tester la vente en ligne et pour un budget mensuel de 37€ [qui dit mieux?], je suis aussi tombé sur le ... J'ai souhaité poussé ma curiosité et teste à ce jour ce sytème, je dispose toutefois d'une simple "vitrine web", mais qui ne me permet pas encore de matérialiser l'origine et l'impact "visites-ventes" générés entre cette vitrine et le site marchand. Il me reste à mon avis à convaincre une population bourguigone encore trop frileuse au nouveaux médias, au web et à ce type de commerce [le haut débit commence seulement à se mettre en place et de pplus en plus de familles semblent vouloir s'équiper]. Même s'il n'a pas de lien direct avec mon activité, le temps en Bourgogne reste très maussade, à l'image de ma boutique qui connaît un mois d'août des plus exécrable. L'angoisse et les pressions grandissantes, je m'efforce à trouver de nouvelles initiatives, je m'informe, j'écoute, les médias, les politiques...je m'implique et me lève plus tôt et me couche tard [petite allusion...] mais les répercutions éventuelles sont bien imperceptibles [je note toutefois un surrplus de fatigue].
Je me plonge à nouveau dans la recherche d'un second emploi [d'autres cumulent bien les mandats] dans l'espoir de pouvoir prolonger cette aventure, et me permettre de m'acquitter de ce toutes ces factures. J'ai espéré croire à certaines promesses d'embauche, non, je me forge à l'idée de trouver un emploi de dessinateur dans un milieu économique peu favorable [vous me direz, pourquoi ne pas travailler dans un autre secteur... oui mais vous en laisserait-on l'opportunité], on ne porte de l'importance qu'à ce qui peut être écrit sur votre cv sans vouloir tenir compte et connaître les réelles motivations, qualités personnelles et professionnelles de chacun, fini ce temps ou l'on pouvait frapper aux portes des usines et demander à travailler...dans cette attente, je profite de cet instant de liberté d'écriture à vous écrire ce nouveau billet [le plus long de tous ceux publiés sur mon blog] et vous donnerais pour conclusion à ce qui fût le sujet de ma rédaction: "peut-on vivre de son commerce en ligne?": je reste convaincu qu'il soit possible en effet de gagner sa vie à exercer dans le secteur du commerce en ligne, faut-il encore pouvoir s'en donner les moyens, se faire conseiller et ne pas rester seul. Serait-ce une question de temps?
Personnes concernées, jeunes entrepreneurs, venez partager votre expérience, les commentaires sont ouverts.